Jean-Claude PINSON est né en 1947, dans la banlieue de Nantes, dans une famille de cheminots. Etudes au Lycée Jules-Verne à Nantes, puis classes préparatoires au Lycée Louis-le-Grand, à Paris. Premiers essais poétiques, dans la mouvance du groupe «Tel Quel». Quitte la khâgne. Début d’une longue période d'activité militante, le regard tourné vers la Chine. Durable syncope de tout rapport à la littérature. Passe près de vingt ans à Saint-Nazaire. De cette expérience, résultera plus tard un premier livre de poésie, J'habite ici.
Tardives études de Philosophie : agrégation (1982), puis thèse sur Hegel (1987). Directeur de Programme au Collège International de Philosophie (1989-1995).
Depuis 1991, vit à Nantes, où il est Maître de Conférences à l'Université. Enseigne, principalement, la philosophie de l'art.
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Emission 13/25 du 15 septembre 2009 : Lettre "J" comme Joie par Jean-Claude PINSON
Présentation : Faire quelque chose « la mort dans l’âme » signifie à contre cœur, mais l’expression est paradoxale car cet affect est une preuve de vie, aussi vaine soit-elle. Vivre la « mort au cœur » c’est se sentir comme mort au monde et traîner son existence tel un mort-vivant. Cet état mental est-il accidentel ou constitutif du sujet qui l’éprouve, est-ce l’expression du tempérament mélancolique ou une expérience inhérente à la condition de mortel conscient de soi ? S’agit-il de guérir de cette maladie ou bien d’en tirer un enseignement ? A quelle condition peut-elle devenir une expérience salutaire ?